jeudi 23 novembre 2017

Mesures de la qualité de l'eau de la DDASS concernant les stations des Ferrayones et du Loubet à Villeneuve Loubet

Mesures de la qualité de l'eau faite par la DDASS concernant les stations des Ferrayones et du Loubet à Villeneuve Loubet.

Durant l’été en raison de la période sècheresse, la société fermière à la demande des service de l’Etat a été obligée de pomper dans le puits profond à plus de 300 mètres de profondeur.

 

L’eau d'alimentation était conforme aux exigences de qualité en vigueur pour l'ensemble des paramètres mesurés.

 

L’ADEV a durant cette période de sècheresse contrôlé journalièrement la conductivité de l’eau destinée à la consommation humaine et rencontré la société fermière pour obtenir des précisions sur les contrôles effectués.

 

 

A partir du 25 juillet 2016 le puits profond a été utilisé, nous sommes revenus aujoutd'hui sur le pompage de la nappe alluviale principalement. 

Voir les mesures de conductivités sur le pompage des ferrayonnes du 24 juillet au 24 septembre 2016.

 

 

 

 

Conclusions de la DDASS 

Les résultats d'analyses d'eau destinées à la consommation humaine (EDCH) en production des deux "champs de captage " des Ferrayonnes et du Loubet   localisés sur la commune de Villeneuve- Loubet  sont conformes aux valeurs limites et aux références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine de l'arrêté du 11/01/2007.     Mesure de la DDASS

Mesures Station des Ferrayonnes

Mesures Station du Loubet

 

Paramètres d'analyses et normes de qualité

 Paramètres microbiologiques :

 

Bactéries revivifiables à 22°C et 36°C :

La recherche des micro-organismes aérobies non pathogènes dits "revivifiables" permet de dénombrer les bactéries se développant dans des conditions habituelles de culture et représentant la teneur moyenne en bactéries d'une ressource naturelle. Ces germes n'ont pas d'effets directs sur la santé mais sous certaines conditions, ils peuvent générer des problèmes. Ce sont des indicateurs qui révèlent la présence possible d'une contamination bactériologique.

La méthode de référence pour l'analyse consiste en un dénombrement du nombre de germes par ml d'eau :

- germes totaux à 22°C = comptage des colonies obtenues après incubation à 22°C durant 72 heures

- germes totaux à 36°C = comptage des colonies obtenues après incubation à 36°C durant 48 heures

Coliformes :

Les bactéries coliformes existent dans les matières fécales mais peuvent également se développer dans certains milieux naturels (sol, végétation). L'absence de coliformes totaux ne signifie pas nécessairement que l'eau ne présente pas de risque pathogène.

Escherichia Coli (E. Coli) :

Escherichia Coli ou colibacille est une bactérie intestinale des mammifères et très commune chez l'être humain. C'est un coliforme fécal, généralement commensal (organisme qui vit aux dépens d'un autre mais qui ne lui cause pas de dommage). Cependant, certaines souches peuvent être pathogènes. Celles-ci entraînent alors des gastro-entérites, infections urinaires, méningites ou septicémies.

Limite de qualité : 0 / 100 ml

Entérocoques :

Ce sont des bactéries pathogènes opportunistes causant des septicémies, infections urinaires ou abdominales d'origine intestinale. Ils sont la cause de plus de 10% des infections nosocomiales. Les entérocoques sont des indicateurs de contamination fécale dans l'analyse de l'eau potable.

Limite de qualité : 0 / 100 ml

Pseudomonas aeruginosa :

Pseudomonas aeruginosa est plus communément appelé le bacille pyocyanique. Cette bactérie vit à l’état saprophytique (capable de se nourrir de matière organique en décomposition) dans l’eau (eau douce ou eau de mer), le sol humide et sur les végétaux. Elle résiste peu à la dessiccation. Elle peut vivre en commensale (vivant aux dépens d’un autre organisme sans lui causer de dommage) dans le tube digestif de l’homme. Pseudomonas aeruginosa peut devenir pathogène et engendrer des infections locales, urinaires, méningites, gastro-entérites…

Spores des anaérobies sulfitoréducteurs :

Ce sont des formes résistantes d'organismes anaérobies, dont les plus fréquentes et les plus faciles à mettre en évidence sont les Clostridies. Elles sont normalement présentes dans les matières fécales mais en plus petite quantité que E. Coli. Elles sont également présentes dans le sol, les rivières. Leur absence dans une nappe souterraine ou une nappe alluviale est un signe d'efficacité de la filtration naturelle.

Leur présence en l'absence de germes fécaux dans les eaux peut être interprétée comme un défaut de protection de la nappe contre la présence d'une flore bactérienne étrangère.

Du fait de leur similitude de comportement avec les parasites, les spores constituent un bon indicateur pour ces micro-organismes. En outre, ces formes résistent à la chloration. Ceci explique que pour ce paramètre particulier, ce ne sont pas les bactéries elles-mêmes mais leurs spores qui sont recherchées.

 

Paramètres chimiques :

 

Azote Kjeldahl :

La mesure de l'azote Kjeldahl est une méthode de dosage de l'azote de différents composés azotés : amines et sels d'ammonium.

Limite de qualité : 1 mg/l

Ammonium NH4+:

Limite de qualité : 0.10 mg/l.

S'il est démontré que l'ammonium a une origine naturelle, la valeur à respecter est de 0.50 mg/l pour les eaux souterraines.

Chlore :

Le chlore est ajouté dans l'eau pour éliminer les bactéries (E. Coli, entérocoques...). C'est un traitement de désinfection appliqué pour la distribution de l'eau du robinet.

Au-delà de 5 mg/l, l'OMS estime que l'eau n'est pas saine à la consommation et qu'il existe un risque pour la santé.

Chlorures :

Les chlorures sont des éléments naturels qui se trouvent en plus ou moins fortes concentrations selon l'origine de l'eau. L'eau de mer contient une grande quantité de chlorures à cause de la présence de sels NaCl (chlorure de sodium) et MgCl (chlorure de magnésium). La concentration en sels de la Mer Morte est supérieure à 200 g/l. La concentration en sels de la Mer Méditerranée est d'environ 35 g/l. POur l'eau de consommation, la limite à ne pas dépasser est bien plus basse car la consommation excessive de sels entraîne des risques pour les patients atteints de maladies cardio-vasculaires ou rénales.

Limite de qualité : 250 mg/l

 

Conductivité :

La conductivité représente la capacité de l'eau à faire passer un courant électrique. La valeur de la conductivité est affectée par la présence des matières solides dissoutes (sodium, chlorure, sulfates, calcium, bicarbonate, nitrates, phosphates, fer, magnésium). La conductivité traduit donc la charge minérale de l'eau.

La valeur de référence de la conductivité à 20°C d'une eau potable est de 400 µS/cm. La qualité de l'eau dépend de la valeur de la conductivité :

- 50 à 400 µS/cm : qualité excellente

- 400 à 750 µS/cm : qualité bonne

- 750 à 1500 µS/cm : qualité mauvaise

- valeur > 1500 µS/cm : charge minérale excessive

Limite de qualité : 180 - 1000 µS/cm à 20°C et 200 - 1100 µS/cm à 25°C

Couleur :

La couleur doit être acceptable pour les consommateurs.

Limite de qualité : ≤ 15 mg/l (Pt)

Cuivre :

Limite de qualité : 1.0 mg/l

Demande Biochimique en Oxygène après 5 jours d'incubation DBO5 :

La DBO représente la quantité d'oxygène qu'il faut fournir à un échantillon d'eau pour minéraliser la matière organique biodégradable par voir biochimique (oxydation bactérienne).

Demande Chimique en Oxygène DCO :

La DCO représente la quantité d'oxygène à fournir à un échantillon d'eau pour dégrader la totalité de la matière organique (oxydation chimique). La mesure de la DCO rend compte de la présence de matières organiques (pollution organique issue des rejets industriels et humains) dans l'eau. Plus la valeur est élevée, plus l'échantillon est pollué.

Matières En Suspension MES :

Les matières en suspension (MES) sont des matières fines minérales ou organiques insolubles visibles à l'œil nu qui contribuent à la turbidité de l'eau. Elles proviennent de rejets urbains, industriels et/ou agricoles ainsi que des phénomènes d’érosion des sols (liés notamment aux précipitations).

Nitrates :

La présence de nitrates dans l'eau est un indice de pollution d'origine agricole (engrais), urbaine (dysfonctionnement des réseaux d'assainissement) ou industrielle.

Les nitrates, sous l’action des bactéries présentes dans le corps humain, se transforment en nitrites (NO3 NO2). Ceux-ci oxydent l’hémoglobine du sang qui ne peut plus fixer l’oxygène ce qui perturbe la respiration cellulaire. La présence de nitrates dans l'organisme humain pourrait donc provoquer des troubles : hypertension, anémie, infertilité, troubles nerveux auxquels s'ajoutent des présemptions sur leur pouvoir cancérogène.

Limite de qualité : 50 mg/l en France et en Europe. L'OMS recommande de ne pas dépasser 25 mg/l.

Nitrites :

Voir Nitrates

La concentration en nitrates divisée par 50 + la concentration en nitrites divisé par 3 doit être inférieure à 1

Limite de qualité : 0.50 mg/l

pH Potentiel Hydrogène :

La valeur du pH rend compte de l'équilibre acido-basique d'une eau.

pH 7 : Milieu neutre

pH < 7 : Milieu acide

pH > 14 : Milieu basique

Limite de référence d'une eau potable : 6.5 - 9

Phosphore :

La présence de phosphore ne présente pas de risque sanitaire. En revanche, elle favorise la croissance d'algues lorsque l'eau est exposée à la lumière.

Limite de qualité : 5 mg/l

Plomb :

Limite de qualité : 10 µg/l

Sodium:

Limite de qualité : 200 mg/l

Turbidité :

La turbidité désigne la teneur d'un liquide en matières qui le troublent. Dans les cours d'eau elle est généralement causée par des particules colloïdales qui absorbent, diffusent et/ou réfléchissent la lumière. Il peut aussi s'agir de bactéries et de micro-algues dans les eaux eutrophes. L'eutrophisation est la détérioration d'un écosystème aquatique par la prolifération de certains végétaux, en particulier des algues planctoniques

Limite de qualité :  2 NFU

 

 

Voir l'analyse de la Conductivité à la station des Ferrayonnes

 

CONDUCTIVITÉ  DEFINITION:

La conductivité représente la capacité de l'eau à faire passer un courant électrique. La valeur de la conductivité est affectée par la présence des matières solides dissoutes (sodium, chlorure, sulfates, calcium, bicarbonate, nitrates, phosphates, fer, magnésium).

 La conductivité traduit donc la charge minérale de l'eau.

Sa mesure permet de déceler immédiatement une variation de la composition de l'eau.

La valeur de référence de la conductivité à 20°C d'une eau potable est de 400 µS/cm. La qualité de l'eau dépend de la valeur de la conductivité :

- 50 à 400 µS/cm : qualité excellente

- 400 à 750 µS/cm : qualité bonne

- 750 à 1500 µS/cm : qualité médiocre mais eau utilisable

- valeur > 1500 µS/cm : charge minérale excessive

Limite de qualité : 180 - 1000 µS/cm à 20°C et 200 - 1100 µS/cm à 25°C

Les mesures de la conductivité sont conformes à la réglementation.

Les mesures effectués par les services de l'état - DDASS et de l'ADEV corrèlent assez bien.

 

 

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