dimanche 30 avril 2017

EXPLOSION DU BGVAP de la décharge de la Glacière !!!

Dernière minute:

Le 20 Août 2016 le BGVAP, évaporateur  de la décharge de la Glacière traitant les jus de décharge (lixiviats) a explosé !!!

Le BGVAP et sa torchère 1000 sont  hors service.

Nous avons appris par hasard en surfant sur internet  (25/09/16) ce grave acccident qui s'est produit le 20 août 2016 à 00H30 !

Ni la commune de Villeneuve Loubet, ni notre association l'ADEV membre du comité de suivi et agréée pour la protection de l'environnement au niveau départemental n'ont été averties de cet accident.

Que s'est-il réellement  passé ? Y-a-t-il eu un début d'incendie .......? Avons nous respiré des gaz toxiques ? Les Populations ont-t-elles été en mises en danger ?

Qui a donné l'alerte et à quelle heure ? ....... Sommes-nous passés très prés d'une catastrophe écologique ?

L'Etat et l'Exploitant se sont bien gardés de nous en informer.

L'ADEV s'est toujours opposée à cet appareil qui est un véritable danger pour les populations environnantes, d'ailleurs lors de l'enquête publique la commissaire enquêtrice avait donné un avis défavorable à l'utilisation de cet appareil.  Lire l'avis de la commissaire enquêtrice et du rapport de l'ADEV

D'autant qu'il existe des solutions plus propres pour traiter ces jus de décharge comme l'osmose inverse. Cette solution est disponible sur le site de la Glacière puisque les jus de décharge du Jas de Madame sont traités par osmose inverse.

Mais le préfet actuel Adolphe COLRAT, dès son arrivée sur la côte d'azur en septembre 2013 a immédiatement autorisé cette machine infernale.

Aussi M. Le Préfet, nous vous posons cette question:  Pendant combien de temps cet appareil va-t-il continuer à menacer les populations  ?  Nous vous demandons d'annuler votre arrêté préfectoral datant de septembre 2013 autorisant le fonctionnement du BGVAP et  d'autoriser le traitement des lixiviats de la décharge de la Glacière par osmose inverse.

Lire  l'article de Nice Matin du 20 Octobre 2016,

Serge Jover
Président de l'ADEV

BGVAP30juin2016

Photo du BGVAP (évaporateur de lixiviats) avant son explosion prise le 30 juin 2016 

Etat actuel de la situation: Le traitement du biogaz s'effectue dans les autres torchères présentes sur le site de la Glacière.

Le stockage  des lixiviats s'effectue dans le bassin et sont également réinjectés dans le massif des déchets.

Les analyses réglementaires du BGVAP et torchère associée les deux derniers bimestres ne pourront pas etre realisées.

Le BGVAP est toujours en arrêt. Fiche d'incident de l'exploitant

  

Décharge de la Glacière: Résultats de l'Enquête Administrative

Lors de l'Assemblée Générale de l'ADEV, le 26 avril dernier, je vous avais informé que suite aux révélations du film "SUPERTRASH" *, témoignage irréfutable et consternant des agissements de la société Véolia,  Monsieur Philippe MARTIN, ministre de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie avait répondu favorablement à la demande de l'ADEV  de diligenter une enquête administrative sur le fonctionnement de la décharge de la Glacière durant son exploitation.

 

Nous venons de recevoir par courrier daté du 16 septembre 2014, les résultats de cette enquête administrative dont voici un résumé.

 

A propos de la lettre de la directrice du cabinet de Mme Ségolène Royal, Ministre de l'Ecologie du Développement Durable et de l'Energie - Mme Elisabeth BORNE

Ø    Elle retient le comportement de l’exploitant, ses négligences vis à vis des textes réglementaires.

Néanmoins, l’administration préfectorale, la "DREAL"** a montré un manque de rigueur et des négligences dans la conduite de sa mission d’inspection (absence de rapport suite à des inspections).

 

A propos du rapport d’enquête signé par M. Thibaud NORMAND - Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement de Provence-Alpes-Côte d'Azur

Ø    A l’exception de l’année 2006, les contrôles ont eu lieu suivant l’usage en cours mais ils ont révélé la nécessité de porter à 3 le nombre de contrôles sur les sites sensibles.

Ø    L’année 2006 est une année blanche, aucun contrôle de l’état.

Ø    Il faut noter le manque de rigueur de la DREAL dont certaines inspections ne font pas l’objet de rapport.

Ø    Il est surprenant de constater que le préfet ne donne pas toujours une suite aux constats d’infractions (4 propositions des inspecteurs de la DRIRE n'ont pas été suivies par le préfet).

Ø    Pas de suivi dans les actions au pénal. L'Etat ne se porte pas partie civile, les plaintes sont classées sans suite.

Ø   D’une manière générale les inspections révèlent, en permanence, les mauvaises conditions d’exploitation.

Ø  L’exploitant qui se dit expert dans le traitement de l’eau et des déchets commet pas moins de 15 infractions pour une période d'activité courte.

Ce volume important d'infractions montre que les conditions d'exploitation étaient manifestement mauvaises.

 

Ø    Le rapport confirme l’impossibilité de tout contrôler à l’entrée du site (révélation du film Supertrash).

Ø    La surveillance dans l’environnement semble le seul moyen d’apprécier le niveau de pollution mais c’est là un constat tardif quand le mal est déjà fait.

 

Globalement tout en relevant des carences de la part des services de l’état (DREAL, Préfet) le rapport met en avant une totale responsabilité de l’exploitant qui commet sciemment (il est expert dans le traitement des déchets) des infractions graves certainement dans un but lucratif.

 

Sachant que toutes ces inspections ont toutes été annoncées par un courrier préalable, sauf celle de 2011, ce qui laissait à l’exploitant le temps de s’y préparer, combien d’infractions supplémentaires auraient été relevées en cas de visites inopinées des inspecteurs !

 

Le film Super Trash a été tourné pendant les années 2008-2009, période où les contrôles de l'Etat auraient  été accrus, et pourtant l'Etat n'a rien vu des agissements de l'exploitant.

Il est clairement écrit dans le rapport: "certains agissements allégués dans le film Supertrash, comme l'accueil de déchets non autorisés (déchets dangereux ou liquides), ne peuvent pas être facilement contrôlés par l'Etat."

 

Nous pouvons nous inquiéter du fonctionnement de l'exploitation pendant les années 2000, période où la DRIRE reconnait que les  contrôles de l'Etat auraient dû être plus forts.

 

En conclusion:

Nos actions étaient légitimes et nous avions raison de ne pas faire confiance à l'exploitant.

Les riverains de la décharge de la Glacière ont subi des nuisances intolérables,  avec un exploitant qui se moquait des populations et de la réglementation.

Les contrôles de l'Etat existaient mais étaient insuffisants, avec souvent un préfet ayant une attitude de complaisance envers l'exploitant.

Les conséquences sur la santé des populations ne font aucun doute. Mais il sera toujours difficile de le prouver car il faudrait monter que la population a subi un préjudice du aux nuisances de la décharge de la Glacière. De plus s'agissant de l'aspect juridique et des possibilités de contentieux, le délai de recours contre l'exploitant est malheureusement prescrit. 

Faut-il espérer que l'Etat en tire les leçons et mette en place toutes les mesures nécessaires pour que cela n'arrive plus jamais.

 

Nous vous tiendrons informés des suites qui seront données à cette enquête administrative.

 

Serge JOVER

Président de l'ADEV

Article de MIDI MUT sur le film "Super Trash"

Un article sur SUPER TRASH paru dans le journal MIDI MUT n° 149 mars avril 2014 (journal de LA MUTUELLE DU MIDI).

Télécharger l'article ici

Réponse du Ministère de l'écologie du 16 Septembre 2014

Lettre de réponse envoyée par le Ministère de l'écologie et du développement durable le 16 Septembre 2014 à l'ADEV 

Telecharger ici

Article de Nice Matin du 25 Septembre 2014 : le ministère épingle l'exploitant de la glacière

Article paru dans Nice Matin le 25 Septembre 2014 : le Ministère épingle l'exploitant de la Glacière

ADEV glaciere

Lire l'article sur le site de Nice Matin

Manifestation lors du conseil municipal du 12 Décembre 2013

L'ADEV remercie toutes les personnes venues soutenir la décision de M. Le Maire Richard Camou lors du Conseil Municipal du 12 décembre 2013 qui réclame 97 millions d'Euros à l'Etat.

Voir l'article de Nice Matin

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